Un peu provoc’, je le sais. Mais au moins, ça vous a fait venir. :) J’ai découvert l’illustration suivante hier soir (merci Claude), issue de l’excellent Blog des bits :

Forcément, elle ne laisse pas indifférent. Même les sales cons (dans la vraie vie) peuvent avoir des amis sur Facebook. Vous me direz : il y a aussi des gens cons sur le Web (et il le sont aussi dans la vraie vie).

Une chose est certaine, le Web d’aujourd’hui facilite grandement les choses. On entre très facilement et rapidement en contact avec des personnes que l’on n’a jamais rencontrées au préalable. Le souci, c’est qu’on ne connaît pas toujours parfaitement ces personnes, que ce soit sur un site « grand public » comme Facebook ou un site professionnel comme Viadeo. On a une idée de ses compétences, de son parcours, de son style de vie, de ses activités… mais on ne sait rien de son état d’esprit, de sa manière de se comporter en public, de sa timidité ou inversement de son exhubérance…

Le Web est un peu traître. Il ne laisse filtrer qu’un certain type d’informations. On ne se fait une vraie idée des gens que lorsque l’on rencontre (autour d’un café, pendant une conférence, etc.). Quelques fois, on est agréablement surpris, quelques fois le courant passe, d’autres fois on est un peu déçu ou sceptique.

On peut aussi noter que sur LinkedIn c’est un peu différent de Facebook ou de Twitter :

En résumé, aujourdhui, on ne choisit ses « amis » qu’en fonction d’un nombre de critères restreints (nombre d’amis en communs, domaine de compétences, personnes déjà rencontrée, centre d’intérêts partagés…). Dans certains cas, cela ne posera jamais problème. Dans d’autres cas, ce sera l’inverse. Car si vous, vous ne connaissez pas concrètement ces personnes, d’autres si. Et malheureusement, on est aussi évalué sur la qualité de son réseau.

Un moyen de contourner cette difficulté ?

  • Rencontrer les personnes au préalable, avant de se connecter à elles : mais c’est difficilement jouable pour des raisons de temps, de géographie…
  • S’assurer que vous partagez des « amis » avec les personnes : si cette personne connaît un tel et un tel, c’est qu’elle doit être digne de confiance.
  • Faire une petite vérification au préalable sur le Web en tapant son nom et son prénom dans un moteur de recherche. Comparer par exemple, les pages Facebook et Viadeo si la personne a deux comptes différents. Une personne peut avoir un profil très pro sur Viadeo et une page Facebook très olé olé.

Et vous qu’en pensez-vous ?

11 Responses to “Même les « sales cons » ont des amis”

  1. Très marrante la BD de Hubspot :-)
    Mais après tout, chacun peut être le con d’un autre, non ?
    Personnellement, je refuse les demandes de contact en l’absence de message (ou d’échange / rencontre préalable) pour éviter les gens simplement intéressés, les profils publicitaires et les réseauteurs compulsifs (on ne se connaît pas mais je passe par là, tu veux être mon ami ?). Facebook reste un réseau sur lequel j’ai pas mal de « déchets »…

  2. Si tu savais le nombre de faux utilisateurs virtuels que j’ai créé sur les différentes plateformes sociales, histoire d’expérimenter de tester des choses.
    Tu te rends compte qu’il est alors très facile de créer de faux individus qui ont des réseaux bien fournis d’amis, mais finalement que personne ne connait vraiment puisqu’ils n’existent pas….

  3. très très juste,
    j’ai d’ailleurs récemment fait du ménage sur mes amis facebook, mais ils reviennent à la charge … dur dur ;)

  4. tu est trop webcentrique, nombreux de mes bons amis ne sont inscrits dans aucun réseau social. Le vrai carnet d’adresse n’est pas sur le net. Les réseaux sociaux sur le net, il faut filtrer, cela dit, c’est un bon moyen de trouver des bonnes connaissances et passer dans les modes traditionnels analogiques d’avant le web.

    Mes amis sur le net seraient-ils des amis en réel, c’est une question que je me pose souvent, la réponse est non bien sur, du moins pour une bonne partie.

    C’est quoi un ami?

  5. C’est vrai, on peut être surpris lorsqu’on fait réellement connaissance d’une personne rencontrée sur le net. Comme ceci ne m’est jamais arrivé, j’extrapole mais je pense que connaitre quelqu’un c’est fait surtout de sensations et de ressentir plus que de paroles et de CV. D’ou le décalage : sur le Net en l’absence d’informations de nature ’sensuelle’ l’esprit, qui a horreur du vide, fabrique un personnage de toutes pièces, pièces issues évidemment du vécu passé. Et ça conduit très probablement à des rencontres curieuses. Cela ressemble un peu au principe du fantasme : il vaut peut etre mieux éviter de le réaliser. En meme temps, on a tellement besoin de rêver.

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